Le peintre Jérôme Mesnager est né un 29 janvier 1961 à Colmar. Il passe son enfance à Paris dans le quartier des Batignolles. Fils d’un ingénieur, il entre à l’école Boulle en 1974 où il suit une formation d’ébéniste et où il enseignera par la suite. En 1979, il suit les cours de bande dessinée de Got et de Pichard à l’école des Arts Appliqués. Il termine ses études à l’école Boulle et commence à peindre sur toiles des compositions abstraites.
Les années 1980
Il est l’un des fondateurs, en 1982, de Zig-Zag : un groupe d’une dizaine de très jeunes artistes en « zig-zag dans la jungle des villes » qui décident d’occuper la rue en dessinant des graffitis et, aussi, d’occuper brièvement, le temps d’une performance artistique, des lieux désaffectés, notamment des usines. « Poudre d’or » devient ainsi le lieu de travail et d’exposition de « Zig-Zag dans la savane » dont le but est d’investir et de travestir des lieux désaffectés. Le corps couvert de peinture blanche, Jérôme déambule dans ces espaces voués à l’oubli et à la démolition pour leur donner un nouveau souffle de vie.
L’année 1985 sera ponctuée par un voyage en Egypte. Lorsque Jérôme rentre à Paris, il réalise une série de grandes toiles sur le thème du voyage. Il rencontre Lili. Il enseigne le dessin d’art.
En 1986, Jérôme enseigne la menuiserie le jour et explore les carrières parisiennes souterraines la nuit. Il rencontre Jean-François Roudillon et expose à la Galerie Loft.
En 1987, le peintre s’envole pour la Chine. Ses corps blancs laissent leurs empreintes sur la Grande Muraille et sur les murs de Shanghaï. A Paris, dans son atelier, Jérôme poursuit son travail sur toile de peinture, d’assemblage d’objets et de bouts de palissades.
En 1988, les éditions Area éditent « Jérôme Mesnager », ouvrage qui relate les premières performances dans les lieux désaffectés : la naissance du Corps Blanc et son voyage autour de la terre. La même année il expose à la Galerie Loft et épouse Lili.
En 1989, c’est la naissance de son fils Louis. Il voyage à Tokyo, où il peint les vitrines de SEIBU. Puis il participe à de nombreuses expositions en France.
Les années 1990
En 1990, Jérôme Mesnager quitte la maison de son enfance, lieu de ses rencontres avec Jean-Pierre Le Boul’ch, siège de ses associations, atelier de ses premiers travaux pour emménager dans le XXe arrondissement de Paris. La même année, il expose une série de palissages sur le thème des combats à la Galerie Loft, qui édite un catalogue. Un peu plus tard, paraîtra le Tome I du « Voyageur de l’art » aux éditions Loeb. Cet ouvrage présente, en deux tomes, le voyage dans le temps et dans l’art du corps blanc : voyage que Jérôme réalise en 200 tableaux de même format 5F. Chaque tableau est accompagné d’une « histoire mystérieuse », drôle ou effrayante, inventée par Gilbert Lascault.En 1991, Paul, son deuxième fils, sourit à la vie. Pendant la guerre du Golfe, Jérôme entreprend de grands formats sur le thème « Enfers et Paradis », qu’il exposera à la Galerie Fein Art à Bruxelles. C’est Gilbert Lascault qui écrira le texte du catalogue. L’Edition du Tome II du « Voyageur de l’art » est en cours.
En 1992, dans les Cévennes, il peint sur tôles rouillées des situations et des thèmes d’inspiration baroque qu’il exposera ensuite à la Galerie Loft.
L’année 1993 est une année importante puisqu’elle marque les 10 ans du corps blanc. Cette même année, il découvre la céramique à Valauris.
En 1994, il décide de reprendre la cordonnerie de Christian (artisan à la retraite), pour y faire son atelier.
En 1995, il réalise une grande peinture murale rue de Ménilmontant, dans le XXe, C’est nous les gars de Ménilmontant. Durant cette même période, le peintre reprend le travail dans la rue avec Nemo et ses ombres noires.
Jérôme rencontre No Art en 1996 avec qui il élabore une série sur le thème des usines désaffectées exposées à la Galerie Groupe Transversale dans le Marais.
En septembre, il peint Place Blanche avec Nemo en rappel. Il part ensuite à New York ce qui annoncera un changement de vie indéniable.
En effet, à partir de 1999 et pour trois années, il habitera le Kursaal – un ancien cinéma de Montreuil datant de 1930 que la mairie prête à des artistes. Il peint des toiles sur le thème du rêve qui seront exposées à la Galerie Loft. Il exposera également au stade de France.
Les années 2000
En 2000, il se voit offrir une exposition à Strasbourg. Puis il part au Togo, où il réalise des murs peints. Exposition à Genève, New-York, avec le groupe La Rue Ketanou pour qui il illustre les disques. En été, il fait un tour d’Italie. Tandis que se développe la campagne anti-tag, Jérôme multiplie les corps blancs dans les rues de Paris.
En 2001, Le Boul’ch meurt. Dernière exposition à la Galerie Loft sur dos d’affiches. Expositions à Sochaux avec No-Art et à Paris avec Nemo (photos de murs peints). C’est surtout la découverte de l’Inde et de Auroville avec murs peints. Exposition à Epinal ; tour de la Grèce et fin du séjour au Kursaal, remplacé par la maison bleue… tandis qu’à New-York, le 11 septembre…
En 2002, il effectue un nouveau voyage en Inde où il peint des « Ganèches » en mars. Exposition de la série des 86 peintures des « tourbillons » en avril sur le parcours de la Bièvre à Paris.
En 2003, c’est la sortie du livre « 20 ans qu’il court ». La même année, il participe avec Cécile Vilasèque à une exposition qui a pour thème l’eau.
En 2004, il réalise une série de palissades sur le thème de la mythologie puis il retourne en Inde où il peint 40 tableaux Ganesh et un mur de 200 mètres, qui tombera, poussé par le Tsunami. En mars de la même année, il expose 75 tableaux à Suresnes ainsi qu’à Casablanca avec Nemo. En mai, une exposition lui est offerte à Franckfort.
En juin, Aude entre dans sa vie, pour la vie.
En 2005, il réalise une série de 36 toiles sur le thème de la ville ; un voyage avec des fonds en plans multiples. Il sera également présent lors de l’exposition « section urbaine » à Paris, qui réunit les peintres de la rue à l’Espace des Blancs Manteaux. Puis il part en voyage en Guyane avec Aude où il peint dans les anciens bagnes envahis par la nature.
En 2006, il réalise une série de toiles inspirées par l’art nouveau et l’art déco. Il se marie avec Aude et tous deux font leur voyage de noces à Prague. En Avril naît Blanche Mesnager.
En 2007, Jérôme se voit offrir la possibilité de peindre l’hôtel des Académies et des Arts dans le 6ème arrondissement de Paris. Il lui donne carte blanche pour décorer de ses corps blancs les murs en façade, la cour ainsi que 20 chambres. Il réalise un géant de 15 mètres dans l’entrée de l’hôtel. Ce lieu est magique pour ce peintre qui expose ses créations dans la rue où vécurent Paul Gauguin et Mucha – deux artistes qu’ils admirent tout particulièrement.
La même année il se rend à Trouville pour peindre l’entrée du festival de courts-métrages « Off-Courts ». Puis en décembre, l’éditeur d’un livre qui rend hommage à Charlie Chaplin fait appel à plusieurs artistes dont Jérôme qui voit sa version des Temps modernes figurer dans ce livre.
En février 2008, la maquette de son prochain livre d’images intitulé 25 ans qu’il court (aux éditions Critères) se prépare. En juillet de la même année, il participe à une double exposition (à la Galerie Khan et dans le bar « Le 20″) à l’ile de ré avec Jef Aérosol. Tous deux iront également peindre des murs et les blockhaus de la plage 0. En septembre, il participe à une grande exposition à la Fête de l’Humanité, en hommage à Mai 68. Puis en Octobre, il peint l’Espace des Blancs Manteaux dans le 4ème arrondissement de Paris sur le thème suivant : « Liberté, Egalité, Fraternité ». La peinture finale sera la future carte de voeux de la mairie.
En 2009, dans un local de la mairie du IVème, Jérôme a une exposition personnelle qui s’intitule « Art nouveau » durant laquelle il présente 36 toiles et certaines de ses palissades datant de 2006. En Avril, il peint Le Jugement dernier d’après Michel Ange sur fond bleu. Cette toile peut être qualifiée de monumentale car elle fait 7m60 sur 3m10. En Mai, il participe à une exposition commune avec Mosko et associés et Gérard Faure, au pavillon Carré de Baudoin dans XXème arrondissement. Puis en Juin arrive la grande soirée Mix Art au Grand Palais. L’art de la rue et la bande dessinée sont amenés à se confronter, se magnifier lors de cette immense exposition. En septembre a lieu l’exposition « L’art de donner » qui est organisée par Marie Berri afin d’obtenir des fonds financiers pour des dons d’organes. Jérôme donnera deux tableaux. En novembre, la Galerie Ligne 13 met à l’honneur Jérôme et Mosko sur le thème rouge et blanc.
Les années 2010
En Janvier, l’année commence avec une exposition à Blois, avec quelques peintures de rue. En Février, Jérôme participe à une exposition à Neuilly-sur-Seine et en Mars, la sortie du livre « Ma vie en blanc » ainsi que la naissance d’Eloi. En Avril, une exposition chez Emmanuel de Brantes et à Cole, rue de Miromesnil, une avec Francky Boy à la galerie Villain. En Mai, il participe à une exposition grandiose à Barbizon pour les cent ans de l’angelus de millet. Ce même mois, les toiles de Jérôme sont exposées dans le marais à la galerie Art Jingle, où il vend des tableaux et perd sa moto dans la jungle de la ville. Il peint également une cour d’école à Boulogne. En Juin, ce sont les dix ans du parcours de la Bièvre avec une exposition rue Lhomond et des peintures de rue. En Juillet se tient l’exposition de l’île de ré et l’été … chantier. En Septembre, il expose rue La Fontaine, dans le XVIème, puis en Octobre, aux puces de Saint Ouen. En Novembre, les toiles de l’escrime seront exposées au ministère de la Jeunesse et des Sports. Il participe également à une vente à Artcurial, en bénévole. En Décembre, antenne 2 lui propose d’être l’invité d’une émission durant laquelle il peint un bonhomme blanc. Puis il y a une exposition de mail art, rue de Seine, ainsi que quelques livres qui sortent sur l’art de rue.
2011 sera l’année de ses cinquante ans. En Janvier, pour commencer l’année en beauté, il peint le M.U.R. rue Oberkampf. L’ensemble de sa peinture fait 6 mètres par 8. En Février, il expose à Issy les Moulineaux. En Mars, il part à Marrakech, au Maroc, car il est invité par l’Institut Français pour réaliser une exposition sur place qui durera trois mois. Il laisse une fois de plus sa créativité s’exprimer pleinement puisqu’il peint tous les murs du riad Denise Masson où il se trouve en résidence. En Avril, la classe de sa fille Blanche vient à l’atelier pour peindre. Ce même mois il accepte d’exposer à la galerie Art Jingle. En Mai, il va peindre à Lyon, dedans et dehors. Puis, il édite une série de plaques de Métro Guimard en résine qu’il peint à la main. En Juin : place St Sulpice, le salon de Street Art, la peinture géante des murs de l’école de Blanche (rue Bouret) avec St Georges terrassant le dragon. En Juillet, toujours l’île de ré, avec les toiles de Marrakech. Il peint également ses bonhommes blancs sur le site militaire base Karola : blaukhaus phénoménaux et uniques. En Août, il réalise quelques peintures à Honfleur et le blockhaus de Villerville. Puis, peintures de nouvelles toiles pour préparer la rentrée. En Septembre, il expose au Musée en Herbe avec Artiste Ouvrier, sur le thème 1900. Le 11 Septembre, au Jardin du Luxembourg, il fait une performance afin de rendre hommage aux disparus de 2001, et, le même jour, accrochage d’une bâche au théâtre de l’Européen. Le 17, soirée peinture et musique à l’atelier. En Octobre, il participe à une exposition à Reims avec plusieurs artistes de rue comme Artiste Ouvrier, Jef Aérosol. En Novembre, il peint au Masters Paris Bercy. En même temps, il expose ses toiles de Marrakech au Centre musical Fleury Goutte d’Or. En Décembre, il exposera à la galerie Ligne 13 sur le thème des contes de fées.
